Test du Roland TR-1000
Avec la TR-1000, Roland revient à une boîte à rythmes dotée de véritables générateurs de sons analogiques après plus de 40 ans. Il ne s'agit pourtant pas d'une réédition de la TR-808 ou de la TR-909. Des circuits analogiques, des modèles ACB, une synthèse FM et VA, des sons PCM ainsi qu'un échantillonneur étendu fonctionnent ici sous un concept de commande commun.
Le résultat est la boîte à rythmes la plus complexe de Roland à ce jour. Avec un prix d'un peu moins de 2 700 euros, la Roland TR-1000 s'adresse toutefois clairement aux producteurs et aux performeurs live qui utilisent leur boîte à rythmes comme instrument central. Nous avons examiné la réussite de l'équilibre entre le flux de travail classique des TR, la conception sonore approfondie et la production moderne. La vaste mise à jour du système vers la version 1.20 est également prise en compte.
Ce qui t'attend dans cet article
- Boîtier robuste, interface utilisateur mature
- Véritables circuits analogiques 808 et 909
- ACB, FM, VA, PCM et échantillons
- Quatre pistes de couches et six pistes individuelles
- L'échantillonnage, une composante à part entière du concept
- Séquenceur TR sans grille rigide
- Morph-Slider, snapshots et fonctions de performance
- Effets et façonnage sonore analogique
- Ce que complète la version 1.20
- Connectiques pour studio, système modulaire et scène
- L'application TR-1000 comme vue détaillée
- Où la TR-1000 pose ses limites
- Conclusion sur la Roland TR-1000
Boîtier robuste, interface utilisateur mature
Dès le déballage, il est clair que la TR-1000 n'est pas conçue comme une Groovebox pratique pour le sac à dos. L'appareil mesure 486 × 311 × 125 mm et pèse 5,5 kg. La surface en aluminium et le boîtier en acier donnent une impression de solidité, et l'alimentation interne évite d'avoir recours à un bloc d'alimentation externe. Aucun refroidissement actif n'est nécessaire, la machine fonctionne silencieusement.
L'espace supplémentaire est utilisé de manière judicieuse. Dix faders de piste, de nombreux potentiomètres, six encodeurs sous l'écran OLED et la rangée classique de 16 boutons de pas éclairés offrent un accès direct bien supérieur à beaucoup de boîtes à rythmes plus compactes. La sortie casque est facilement accessible sur la face avant et possède son propre réglage de volume.
Malgré le grand nombre de commandes, la TR-1000 n'est pas un instrument totalement dépourvu de menus. Ses générateurs de sons, ses effets et ses possibilités de modulation sont tout simplement trop vastes. De nombreux paramètres de détail sont réglés via l'écran et les six encodeurs situés en dessous. Les changements de page, les fonctions "Shift" et la sélection de différents modules font donc partie du flux de travail.
Après une première prise en main, il apparaît que Roland a réparti les interventions les plus importantes de manière logique sur la surface. Le choix des sons, le réglage du pitch, le decay, le mixage des couches, les effets, les mouvements de fader et les actions du séquenceur restent accessibles directement. Les paramètres fréquemment utilisés peuvent en outre être assignés aux potentiomètres. Un potentiomètre peut alors agir comme une macro pour contrôler jusqu'à quatre paramètres simultanément, chacun avec une plage de valeurs définie individuellement.
Véritables circuits analogiques 808 et 909
Le grand thème de la TR-1000 concerne les 16 générateurs de sons analogiques que Roland a développés sur la base de circuits sélectionnés de la TR-808 et de la TR-909. Dix instruments analogiques 808 et six instruments analogiques 909 sont inclus. Comme il s'agit de circuits physiques, chaque générateur analogique n'est disponible qu'une seule fois au sein d'un kit.
Les instruments analogiques possèdent parfois moins de paramètres que leurs homologues numériques. Ce n'est pas un inconvénient, cela suit leur circuit. Pour une cowbell ou un rimshot analogique, il y a peu de choses à modifier, tandis que les variantes ACB se laissent déformer beaucoup plus radicalement.
La grosse caisse (bassdrum) analogique 808 est particulièrement fructueuse. Son decay suffit à atteindre une plage où le son peut pratiquement s'arrêter et être utilisé comme un ton de basse profond. La TR-1000 va ainsi au-delà du comportement d'une TR-808 historique. Avec le réglage du pitch, les enveloppes, les filtres et les automatisations de séquenceur, des hybrides de basse et de grosse caisse sont rapidement créés.
Sur le plan sonore, les voix analogiques délivrent exactement ce que l'on attend de cette partie de la machine. Les transitoires sont directs, les percussions basses possèdent une substance réelle et les niveaux réagissent vivement aux changements. Cependant, ce qui est décisif n'est pas tant un "l'analogique sonne mieux" général qu'un choix entre deux outils différents. Les circuits analogiques fournissent le caractère fondamental immédiat, les modèles numériques davantage de paramètres et une plus grande plage pour des interventions extrêmes.
ACB, FM, VA, PCM et échantillons
Outre les circuits analogiques, la TR-1000 offre une très large palette sonore numérique. Celle-ci comprend 75 sons ACB, sept générateurs FM, des oscillateurs virtuels analogiques (VA) et 340 instruments PCM. S'y ajoutent 2 121 échantillons fournis.
Les modèles ACB remaniés ne s'orientent pas seulement vers les classiques connus de Roland. Beaucoup possèdent des paramètres supplémentaires permettant de travailler bien au-delà de leurs modèles historiques. Pour les modèles 808 et 909, les possibilités vont du contrôle fin de la hauteur à des enveloppes étendues, jusqu'à des variantes sonores délibérément instables ou exagérées. D'autres machines Roland, comme la TR-606 et la CR-78, sont également couvertes numériquement.
Les générateurs FM conviennent particulièrement aux percussions métalliques, aux transitoires tranchants et aux percussions inhabituelles. Avec les formes d'onde sinus, triangle, carré, dent de scie, Supersaw et bruit (noise), des générateurs VA sont également disponibles pour les basses, les drones et les couches supplémentaires.
La TR-1000 traite séparément les instruments PCM et les échantillons (samples). Les sons PCM internes n'occupent pas d'emplacements d'échantillons utilisateur et possèdent leurs propres paramètres sonores. Le générateur d'échantillons réel est plus flexible et peut traiter des fichiers plus longs, des boucles ainsi que des enregistrements personnels.
Quatre pistes de couches et six pistes individuelles
La TR-1000 possède dix pistes principales. Les quatre premières sont des pistes de couches (layer tracks) sur lesquelles deux générateurs de sons peuvent fonctionner à chaque fois. Au total, jusqu'à 14 voix peuvent ainsi être utilisées au sein d'un motif.
Sur une piste de couche, on peut par exemple combiner une grosse caisse analogique et une attaque PCM, ou deux boucles traitées différemment. Les deux couches peuvent être déclenchées ensemble et mixées via le fader de mixage. Alternativement, on peut les programmer indépendamment l'une de l'autre au sein de la même piste.
Des filtres et des amplificateurs sont disponibles séparément pour les deux couches. D'autres domaines, notamment le compresseur et l'effet de piste, sont utilisés en commun. Le concept offre néanmoins beaucoup de marge pour des batteries complexes sans perdre la vue d'ensemble d'un mélangeur à dix pistes.
Les désignations fixes comme BD, SD ou LT ne servent qu'à l'orientation. Chaque piste peut en principe accueillir un autre son approprié. La machine n'oblige donc pas à mettre un rimshot sur la piste RS et un son de grosse caisse sur la piste BD.
Depuis la version 1.20, les deux générateurs d'une piste de couche peuvent en outre être positionnés indépendamment dans l'image stéréo. Deux échantillons ou oscillateurs panoramiqués l'un par rapport à l'autre créent ainsi des couches larges, bien qu'ils restent organisés au sein d'une seule piste.
L'échantillonnage, une composante à part entière du concept
La TR-1000 contient 64 Go de mémoire interne. Sur ce total, 46 Go sont disponibles pour des échantillons personnels, des enregistrements et des traitements. Les formats WAV, AIFF et MP3 sont importés ; de plus, le système prend en charge le FLAC et le M4A. En interne, l'échantillonneur fonctionne à 48 kHz et 16 bits. Un enregistrement individuel peut durer jusqu'à 16 minutes.
L'échantillonnage s'effectue via les deux entrées arrière, l'interface audio USB ou par rééchantillonnage interne. Le mixage complet, des pistes sélectionnées ou des pistes individuelles peuvent servir de source. L'enregistrement peut être déclenché manuellement, par seuil de niveau ou de manière synchrone au début du motif. Cela rend le rééchantillonnage interne particulièrement agréable et simple.
Les boucles peuvent être adaptées à un projet avec synchronisation BPM, étirement temporel (timestretching) et changement indépendant de hauteur. Plusieurs algorithmes d'étirement sont disponibles pour différents matériaux. Les étirements temporels importants restent audibles, comme sur pratiquement n'importe quel échantillonneur matériel. L'algorithme d'ensemble, plus complexe, est en outre limité à deux instances simultanées au sein d'un motif.
Les échantillons peuvent être divisés en jusqu'à 16 sections. La TR-1000 peut reconnaître des sections régulières ou des transitoires ; ensuite, les points de coupe peuvent être corrigés manuellement. Chaque tranche (slice) possède ses propres réglages de hauteur et d'étirement temporel. Ainsi, un échantillon isolé peut être radicalement allongé ou désaccordé, tandis que le reste de la boucle demeure inchangé.
Les 16 boutons de pas servent en mode "Slice" à jouer directement les sections. Ce qui manque encore est un mode "Lazy Chop" libre, où les points de coupe sont frappés directement pendant la lecture. Le découpage existant est précis, mais nécessite un peu plus de préparation.
Séquenceur TR sans grille rigide
Le séquenceur conserve la saisie classique TR-REC de Roland. Les pas sont définis directement via les 16 boutons ; alternativement, les instruments peuvent être enregistrés en temps réel. L'enregistrement peut être quantifié ou libre.
Un motif comprend huit variations de 16 pas chacune ainsi que quatre remplissages (fills). Les variations peuvent être enchaînées. Pour les arrangements plus longs, il existe un mode chanson, dans lequel les motifs et les variations sont joués et répétés dans un ordre défini. C'est très utile, surtout lorsqu'au cours d'une performance, les deux mains sont occupées sur un synthétiseur, un mixeur ou un autre instrument.
Par pas, la vélocité, la probabilité, le micro-timing, les sous-pas et les conditions de cycle sont disponibles. Un événement peut, par exemple, ne retentir que lors de certains passages du motif. Les automatisations peuvent être enregistrées en live ou définies pour des pas individuels.
Les options de timing au niveau de la piste sont particulièrement appréciées. Le shuffle, le décalage de début, le sens de lecture, la rotation et la longueur de piste peuvent être réglés séparément pour chaque piste. Un claquement (clap) peut être légèrement tiré avant le battement, tandis que la caisse claire (snare) se trouve derrière, et qu'un shaker reçoit son propre shuffle. Ainsi, des grooves fluides sont créés sans décaler tous les instruments de la même grille.
La TR-1000 ne propose pas de vitesses de piste différentes. Les structures polymétriques sont possibles via des longueurs de piste divergentes, mais les diviseurs réels ou les multiplicateurs pour la vitesse de lecture manquent.
Morph-Slider, snapshots et fonctions de performance
Le Morph-Slider fait partie des nouvelles commandes les plus frappantes. Il peut exécuter simultanément plusieurs mouvements de potentiomètres sur différentes pistes. Il est alors possible de déterminer quel paramètre doit changer et dans quelle mesure.
Ainsi, selon la programmation, le curseur pilote une transition propre, ouvre plusieurs filtres, prolonge des decays ou décompose complètement le motif. Par motif, jusqu'à 16 états de "morphing" peuvent être préparés. La fonction est donc bien plus qu'un simple crossfader entre deux scènes.
Les Snapshots enregistrent jusqu'à 16 combinaisons des paramètres de façade assignés pour chaque piste. Ces états sont appelés immédiatement via les boutons de pas. Ainsi, un instrument change d'ambiance, de configuration d'effet et de timbre en une pression de bouton. Les snapshots peuvent également être intégrés dans le séquenceur.
Un véritable mode clavier chromatique manque toujours. Les suites de notes peuvent être générées via l'automatisation du pitch ou des snapshots préparés en conséquence, mais elles sont moins confortables que sur une groovebox avec mode de gamme. Les boutons de pas ne réagissent pas non plus à la vélocité. Au lieu de cela, un mode avec 16 valeurs de vélocité fixes est disponible.
Pour une utilisation en live, il y a des fonctions "Mute", "Roll" et "Step Loop". Si un traitement spontané échoue, l'instrument, le kit ou le motif peuvent être rechargés depuis l'état enregistré. Cela réduit le risque lié aux interventions importantes durant une performance.
Effets et façonnage sonore analogique
Chaque piste possède une chaîne de signal étendue. À chaque génération de son succèdent un filtre multimode ou un égaliseur quatre bandes, un traitement d'amplificateur ou de transitoire, un compresseur, un LFO et un effet de piste. La réverbération et le délai fonctionnent comme des effets de départ (send). S'y ajoutent des effets maître numériques ainsi qu'une section d'effets analogiques.
La section analogique combine un filtre à état variable avec un circuit de saturation (Drive). Le filtre et la saturation peuvent être utilisés individuellement ou conjointement. Le Drive convient bien pour rendre un mix propre plus dense et un peu plus percutant. Le filtre, en revanche, apporte également un certain souffle propre. Ceux qui souhaitent garder le son propre dirigent simplement les pistes concernées en contournant la section analogique.
La conception sonore numérique est également abondante. Crusher, Saturateur, Isolateur, Frequency Shifter, Ringmodulator, Chorus, Phaser et divers délais font partie de la sélection. Via le sidechaining interne, des pistes peuvent être atténuées en fonction des déclencheurs (triggers) d'une autre piste. Le volume de la piste de déclenchement ne joue aucun rôle, de sorte que même des déclencheurs silencieux peuvent servir de signal de contrôle.
Ce que complète la version 1.20
La mise à jour du système vers la version 1.20 est nettement plus complète qu'une simple correction d'erreur. Quatre nouveaux effets maître étendent surtout les possibilités de création sonore Lo-Fi et de manipulation en live :
- SP-303 Vinyl Sim
- SP-404 Vinyl Sim
- Cassette Sim
- DJFX Delay
Le SP-303 Vinyl Sim combine des bruits de fond, des instabilités de vitesse et une compression fortement colorée. Surtout avec les découpages d'échantillons et les batteries en couches, il resserre le mix de manière audible. Le SP-404 Vinyl Sim se concentre davantage sur la réponse en fréquence d'une lecture de disque vinyle et se dose bien via le Morph-Slider.
La Cassette Sim offre des paramètres pour la tonalité, l'âge de la bande, le souffle, la saturation ainsi que le Wow et Flutter. DJFX Delay étend l'approche bien connue SP-DJFX avec des queues de délai qui continuent après le relâchement. Ainsi, les Stutter et les interventions de boucle abruptes semblent moins tronqués.
Encore plus importants sont les nouveaux modes LFO. Le LFO peut redémarrer avec chaque note, traverser un cycle complet ou un demi-cycle, puis rester sur la valeur finale. Avec une phase de départ librement sélectionnable, il se comporte ainsi parfois comme une enveloppe supplémentaire. Le Sample & Hold génère des modulations graduées qui, au besoin, peuvent être ré-échantillonnées à chaque pas du séquenceur.
La version 1.20 apporte en outre deux nouveaux générateurs ACB nommés 808 Bass Line et 909 Bass Line. Tous deux sont préparés pour des grosses caisses jouées de manière tonale et des séquences de basse, démarrent accordés proprement sur Do et possèdent des plages de Decay fortement étendues. La variante 808 offre un paramètre "Excite", la version 909 un paramètre "Drive".
D'autres améliorations concernent le gain staging, un niveau plus élevé pour le flux audio USB, des commutateurs marche/arrêt rapides pour les effets de piste et un mode MIDI avec son propre canal par piste. Les tranches d'échantillons peuvent ainsi être contrôlées de l'extérieur via des notes MIDI chromatiques. La mise à jour étend la machine sur des points importants et montre que Roland traite effectivement la TR-1000 comme une plateforme évolutive.
Connectiques pour studio, système modulaire et scène
Sur la face arrière, on voit à quel point Roland prend au sérieux l'utilisation dans des configurations plus vastes. Outre la sortie mix stéréo, il existe une sortie stéréo séparée pour la section d'effets analogiques. Dix autres prises servent au choix de sorties individuelles ou de sorties de déclenchement (trigger) analogiques.
S'y ajoutent une entrée et une sortie de déclenchement séparées, une entrée CV pour filtre, une sortie d'horloge (Clock) et une double entrée audio mono ou stéréo. Des signaux externes peuvent être échantillonnés ou envoyés à travers les effets de la TR-1000.
MIDI In, Out et Thru sont également présents. Les sorties prennent en charge le DIN Sync et établissent ainsi une connexion avec les anciennes machines Roland. La connexion pédale peut être utilisée avec un commutateur ou une pédale d'expression. Le démarrage et l'arrêt ainsi que les paramètres de panneau assignés peuvent ainsi être contrôlés sans avoir les mains libres.
L'USB-C transmet le MIDI et l'audio multicanal à l'ordinateur. Via USB-A, des clés de mémoire ou des contrôleurs MIDI compatibles sont branchés. Les échantillons, projets et sauvegardes peuvent ainsi être importés ou exportés.
Les sorties jack fonctionnent en asymétrique. De plus, la connexion USB à l'ordinateur nécessite un pilote et ne fonctionne pas comme une interface universelle "Class Compliant". Une connexion numérique directe à un smartphone ou une tablette n'est donc pas prévue.
L'application TR-1000 comme vue détaillée
Le logiciel gratuit TR-1000 représente les paramètres, instruments, mixeurs et kits sur un écran plus large. Les modifications apportées au matériel apparaissent directement dans l'application et inversement. Les échantillons peuvent également être gérés, rognés et transférés entre l'ordinateur et la boîte à rythmes.
Pendant la prise en main, le logiciel est particulièrement utile car il présente clairement la structure étendue composée du générateur, du filtre, de l'amplificateur, du compresseur, du LFO et des effets. Celui qui connaît la machine et a préparé ses propres assignations de potentiomètres peut ensuite rester largement sur le matériel.
L'application n'est donc pas une obligation, mais un complément judicieux. Après la mise à jour vers la version système 1.20, la version actuelle du logiciel doit également être installée via le Roland Cloud Manager.
Où la TR-1000 pose ses limites
Le prix est l'obstacle le plus évident. Pour près de 2 700 euros, la TR-1000 ne rivalise pas seulement avec d'autres boîtes à rythmes, mais aussi avec des systèmes de production complets. MPC et Maschine offrent par exemple des fonctions plus larges pour les mélodies, les accords et l'arrangement. En contrepartie, ils fonctionnent davantage de manière centrée sur l'écran et le logiciel.
La taille et le poids ne sont pas non plus à sous-estimer. La TR-1000 a besoin d'une place fixe en studio et d'un étui adapté pour le transport. Ce n'est pas une groovebox d'appoint qui se glisse encore dans un sac.
Malgré sa grande étendue de fonctions, les pistes restent monophoniques. Les mélodies sont possibles via des échantillons, des générateurs VA, l'automatisation du pitch et les snapshots, mais ce n'est pas le point fort de l'instrument. Un mode de jeu chromatique, des vitesses de séquenceur différentes par piste et un mode "Lazy Chop" spontané amélioreraient ce domaine.
L'utilisation est plus directe que sur de nombreuses machines de profondeur comparable, mais n'est pas simple dans toutes les situations. Celui qui souhaite exploiter tous les paramètres de générateur, les routages et les cibles de modulation doit se familiariser avec les pages de l'écran et les fonctions "Shift". L'équipement généreux en potentiomètres est surtout rentable après avoir préparé ses propres kits et macros.
Conclusion sur la Roland TR-1000
La Roland TR-1000 n'est ni une TR-8S luxueusement équipée, ni une TR-909 ressuscitée. Son concept véritable consiste à réunir de véritables circuits analogiques Roland, des générateurs de sons numériques profondément éditables et un échantillonneur moderne dans un instrument jouable.
Il est particulièrement convaincant de voir à quel point les différentes sources sonores peuvent être combinées. Une grosse caisse analogique peut être superposée avec un échantillon ou des transitoires FM sur la même piste. Ensuite suivent filtre, enveloppe, compresseur, modulation et effets, avant que le son ne soit émis via un traitement maître numérique ou analogique. Malgré cette profondeur, le séquenceur à pas classique reste accessible à tout moment.
La version 1.20 valorise encore sensiblement la machine avec les effets vinyle et cassette, les LFO étendus, les nouveaux générateurs de lignes de basse et le fonctionnement MIDI amélioré. Il s'agit de fonctions qui font réellement une différence lors de la programmation et de la performance.
Points forts
- Circuits analogiques 808 et 909 au caractère autonome
- Très grand choix de générateurs de sons numériques
- Quatre pistes de couches flexibles
- Échantillonneur stéréo étendu avec découpage et étirement temporel
- Séquenceur précis avec micro-timing, probabilité et réglages de piste individuels
- Nombreux éléments de commande directement accessibles
- Morph-Slider et snapshots pour les performances live
- Sections d'effets analogiques et numériques
- Connectiques audio, MIDI, CV et déclenchement étendues
- Version 1.20 avec de fortes extensions fonctionnelles
- Boîtier métallique solide et bloc d'alimentation interne
Points faibles
- Prix élevé
- Grand et relativement lourd avec 5,5 kg
- Pas de boutons de pas sensibles à la vélocité
- Pas de mode chromatique ou de gamme direct
- Pistes fonctionnant de manière monophonique
- Pas de vitesses de séquenceur différentes par piste
- L'audio USB nécessite un pilote
- Sorties uniquement asymétriques
- Les traitements plus approfondis nécessitent toujours des menus
À qui convient la TR-1000 ?
La TR-1000 convient aux producteurs, concepteurs sonores et performeurs live qui souhaitent couvrir la zone rythmique de leur installation en grande partie avec un seul matériel. Elle est particulièrement forte dans la musique électronique, pour les couches de batterie complexes, la modulation de motifs étendue et la connexion avec des systèmes modulaires ou des équipements DIN Sync plus anciens.
Celui qui recherche principalement une émulation simple 808/909 trouvera une solution nettement plus économique avec une TR-8S ou une boîte à rythmes plus petite. Pour des morceaux complets avec accords, mélodies polyphoniques et arrangement linéaire, une MPC ou une station de travail comparable est mieux positionnée.
En tant que boîte à rythmes haute qualité équipée sans compromis, la TR-1000 possède en revanche un profil très clair. Elle récompense l'apprentissage approfondi par un accès extraordinairement direct aux percussions analogiques, à la synthèse numérique, aux échantillons et au séquençage.
| Caractéristique | Indication |
|---|---|
| Nom | Roland TR-1000 Rhythm Creator |
| Groupe de produits | Boîte à rythmes hybride et échantillonneur |
| Pistes | 4 pistes de couches, 6 pistes individuelles, 1 partie de déclenchement |
| Générateurs de sons analogiques | 16 modèles basés sur des circuits TR-808 et TR-909 sélectionnés |
| Autres générateurs | 75 ACB, 7 FM, 340 PCM ainsi que des générateurs VA et d'échantillons |
| Échantillons fournis | 2 121 |
| Mémoire utilisateur | 46 Go |
| Échantillonnage | Stéréo, 48 kHz/16 bits, jusqu'à 16 minutes par échantillon |
| Séquenceur | 16 pas par variation, 8 variations et 4 remplissages par motif |
| Emplacements de mémoire utilisateur | 2 048 kits de batterie et 2 048 motifs |
| Écran | Écran OLED graphique |
| Connectiques | Mix Out, Analog FX Out, 10 Individual/Trigger Outs, Audio In, CV/Trigger, MIDI/DIN Sync, USB-C et USB-A |
| Dimensions | 486 × 311 × 125 mm |
| Poids | 5,5 kg |
| Consommation électrique | 38 W |